Née en 1964, la "soul sister" d'Érythrée, comme on la nomme à Asmara, est avant tout une kunama (communauté ethnique matriarcale du nord-est du pays). Fille d'un héros de la lutte anti-colonialiste, elle a participé au combat du front de libération érythréen. Au même moment, ses chansons patriotiques devenaient un symbole pour le pays. Puis elle a évolué vers des préoccupations plus quotidiennes : l'amour, les femmes, le divorce. Elle chante accompagnée du Sbrit Band, un groupe érythréen avec percussions, krar (la lyre traditionnelle), wata et bengala...
Alors que l'Érythrée sortait à peine du fracas des armes à l'époque, le passage de Faytinga à l'Archevêché le 15 juillet 2000 est plus qu'un symbole, il est un manifeste pour la liberté.